Savoir combien de temps vous avez dormi est facile. Savoir comment vous avez dormi, léger, profond, paradoxal, éveils, est une autre affaire. C'est tout l'enjeu de la stadification du sommeil, et la raison pour laquelle la KEORA Ring ne se contente pas d'un seul capteur.
La référence, et son problème
En laboratoire, le sommeil se mesure par polysomnographie : électrodes sur le crâne, capteurs sur le visage, ceintures respiratoires, une nuit entière sous observation. C'est la référence scientifique, mais personne ne peut la vivre chaque nuit chez soi. Le défi des anneaux connectés est donc de s'approcher au plus près de cette référence avec des capteurs discrets, portés au doigt.
Chaque stade laisse une signature physiologique
La clé, c'est que les stades de sommeil ne se ressemblent pas du tout vus du corps. En sommeil profond, le cœur bat lentement et très régulièrement, la respiration devient stable, le corps est immobile. En sommeil paradoxal, celui des rêves, le cœur et la respiration deviennent irréguliers alors que les muscles sont comme déconnectés. Les éveils, même brefs, s'accompagnent de mouvements et d'une accélération cardiaque.
Aucun capteur seul ne suffit. C'est le croisement des signaux qui rend la lecture fiable.
L'approche multi-capteur de la KEORA Ring
Toute la nuit, la bague enregistre en parallèle :
- la fréquence cardiaque et sa variabilité (VFC), battement après battement ;
- la fréquence respiratoire, dérivée des oscillations du signal optique ;
- la température cutanée, qui suit son propre rythme nocturne ;
- les micro-mouvements, captés par l'accéléromètre.
L'algorithme découpe la nuit en époques courtes et classe chacune d'elles en croisant ces signaux : cœur lent et régulier plus immobilité, cap vers le profond ; cœur irrégulier sans mouvement, signature du paradoxal. Le doigt est un excellent poste d'observation : le signal optique y est fort et stable, bien plus qu'au poignet.
Ce que vous voyez au réveil
Dans l'application, la nuit se lit en un graphique : l'hypnogramme, avec vos passages en léger, profond et paradoxal, vos éveils, votre efficacité de sommeil. Ces données alimentent ensuite votre score de récupération du matin.
Un mot d'honnêteté : aucun objet grand public ne remplace un examen médical du sommeil, et la polysomnographie reste l'étalon. Le bon usage, c'est la tendance : comparez vos nuits entre elles, repérez ce qui augmente votre sommeil profond, et ajustez vos soirées en conséquence.

